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Le Martinisme : l’enseignement secret des maîtres

Le Martinisme : l’enseignement secret des maîtres – Martinès de PAsqually, Louis-Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz (fondateur du Régime Écossais Rectifié) – (J.-M. Vivenza, éditions Le Mercure Dauphinois, 2006)

 Quel terme, plus que celui de « Martinisme », peut prétendre bénéficier d’une telle réputation d’étrangeté, de suspicion, voire de crainte, tant ce nom est entouré d’un épais voile de mystère créant autour de lui une profonde et solide opacité qui semble bien difficile, pour ne pas dire impossible, à dissiper. Tout concours, reconnaissons-le, de par la nature de ce courant original, à rendre extrêmement complexe, pour le commun des mortels, et même des initiés, une juste perception des buts et des travaux qu’il poursuit.

Certes, comparativement aux innombrables études portant sur la Franc-Maçonnerie, et de par son caractère propre relativement fermé et silencieux, bien peu de choses ont été imprimées ces dernières années sur le sujet, et celles qui le furent sont, hélas, loin d’être toutes porteuses des vérités qu’il serait nécessaire de retrouver en ces matières où doivent, normalement, seules dominer la grâce de l’esprit et la simplicité du cœur.

C’est pourquoi, il nous est apparu fort utile par cet ouvrage, alors que la confusion règne largement, et afin de contribuer à ce qu’une bienfaisante lumière puisse venir éclairer les authentiques chercheurs, les « hommes de désir » sincères habités par une juste intention, de porter à la connaissance de ceux pour qui les réalités du Ciel sont déjà celles de la terre, les éléments significatifs permettant de mieux comprendre ce qu’est l’authentique spiritualité Martiniste, sachant que l’essentiel se situera toujours dans ce lieu où se déroule l’œuvre selon l’interne, à savoir l’inaccessible domaine de l’ineffable Vérité.

Le Martinisme possède une doctrine fondée sur un principe premier, et qui se résume à cette affirmation simple mais catégorique : l’homme n’est pas actuellement dans l’état qui fut le sien primitivement ; victime d’une Chute dont il est responsable, il vit désormais comme un prisonnier, un exilé au sein d’un monde et d’un corps qui lui sont étrangers.

Cette doctrine, clairement exprimée dans l’Ecriture Sainte, évoquée par les apôtres, puis, au cours des siècles par les Père de l’Eglise, sera cependant rappelée, précisée et développée d’une telle judicieuse et pertinente manière au XVIIIe siècle en France par Martinès de Pasqually (1710-1774), puis par son disciple, Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), dit le « Philosophe Inconnu », que nous pouvons les considérer, l’un et l’autre, comme les incontestables maîtres de cette science supérieure portant sur l’origine et la destination de l’homme, science qui spécifie et caractérise, absolument, toute la pensée Martiniste.
 

 

  

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